La symphonie du nouveau monde

À Marseille, Vladimír Vochoc est nommé consul de la jeune Tchécoslovaquie (créée en 1918). Parallèlement, nous suivons le parcours d’une jeune femme tchèque, Bojena, entre Strasbourg, Marseille et la campagne corrézienne, durant l’occupation nazie, à la recherche d’un moyen de rejoindre les États-Unis. Les destins de ces deux personnages confrontés à cette époque troublée vont se croiser, et illustrent chacun à leur manière la quête d’un Nouveau Monde, thème de la symphonie d’Anton Dvorak qui donne son titre à ce roman.

Auteur : Hornakova-Civade, Lenka

Éditeur : Alma

L’avis de Claire L.

Ce roman est singulier par son ton et par le biais qu’il prend pour aborder la période de la deuxième guerre mondiale. A part dans l’excellent HHHH de Laurent Binet, il est rare d’entendre parler de la Tchécoslovaquie. Mais ici, l’autrice a l’art de rendre la lecture assez légère par le choix d’un personnage historique assez décalé, consul à Marseille d’un pays qui, rapidement, n’existe plus ! La construction non linéaire et entrecroisant deux destins est très réussie. Les dialogues entre le consul et sa ‘chériechérie’ m’ont souvent étonnée. La poupée de la fille de Bojena aussi…
Un livre intéressant d’une autrice née en République thèque, qui écrit en français et sait nous captiver.

L’avis de Véronique A.

Un très beau roman sur la transmission et le désir de liberté. L’auteur nous fait passer d’une époque à une autre sans jamais nous perdre, les deux personnages principaux sont très attachants (notons que Vladimír a vraiment existé), l’écriture est dynamique et les dialogues savoureux. Le parti pris narratif (faire raconter le parcours de ce duo par la poupée de chiffon de la fille adoptive de Bojena) apporte une touche de poésie et d’émotion . Un beau moment de lecture, et l’occasion d’en savoir plus sur l’histoire mouvementée de la Tchécoslovaquie…

L’avis de Gérard C.

Bien que se situant entre 1938, avec la montée du nazisme, et 2002, ce récit n’est pas linéaire : la 1ère scène décrit Vochoc face à un tribunal populaire en 1952, la 2ème raconte Bojena face à sa fille et à son gendre en 2002. Des allers retours entre plusieurs périodes donnent le sentiment du chaos que vivent et ce consul, personnage réel, ayant reçu le titre de « Juste » à titre posthume, et cette famille composée de Bojena, son mari et de sa fille Josefa, bébé volé à une émigrante juive morte en couche, et sa poupée de chiffon. C’est un livre émouvant, drôle parfois, poétique, qui décrit parfaitement le tumulte d’une époque et l’engagement de certains face à l’inhumanité.

L’avis de Béatrice M.

Ce roman est superbement émouvant et Lenka Hornakova-Civade donne à Vladimir l’élégance des êtres d’exception que l’on ne peut qu’admirer : un Juste.
Pourquoi ce titre ? La destinée de deux tchèques, en quête de nouveau monde, chacun à leur façon et qui vont se croiser dans les tourments de la seconde guerre mondiale.
Alors, faut-il le lire ? Oh que oui, car Vladimir Vochoc le mérite.

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